BREXIT : VERS UN NOUVEAU REFERENDUM?

Alors que le journal français « Le Point » titre sur la paralysie du projet de Théresa May à Westminster et le « consternation à Bruxelles », l’Afrique est-elle concernée par les éhecs  répétés qui ne cessent de faire reculer une échéance vouée au mur ?On parle d’une réduction de l’aide de 15 %, sans compter les questions migratoires. C’est dire que l’Afrique voterait pour un nouveau  référendum.

Bien évidemment, le Brexit signifierait des  négociations individuelles et de nouveaux cadres de coopération pour chaque pays africain face au Royaume Uni (sans l’Irlande). Alors que le retour au statu quo – quasiment impraticable désormais- signifierait tout autant de reconsidérations des rapports, sauf sans doute avec les pays du Commonwealth. Ainsi que l’enseignait l’économiste Elhadj Alioune Diouf, l’Afrique n’est pas neutre dans ce divorce à l’amiable avec l’Europe qui campe sur une position souple, mais sans autres concessions.  Ce qui s’est passé mercredi 27 mars 2019 est donc grave. Puisqu’un énième recours au MPs n’a pas eu le succès escompté par le Premier ministre Théresa  May qui joue son avenir politique. « Les parlementaires britanniques ont été incapables d’orienter la sortie de crise du Brexit. Tous les scénarios ont été rejetés », lit-on dans Le Point.

 Et le journaliste de lister :  « Dans le détail, les « MPs » ont rejeté l’hypothèse d’une sortie sans accord (par 400 voix contre 160). Ils ont également rejeté l’hypothèse de demeurer dans le marché unique (…) à inscrire le Royaume-Uni dans une relation de type « norvégien » (….) L’idée de révoquer purement et simplement le Brexit et donc de rester dans l’Union européenne n’a pas rallié suffisamment  de suffrages (…). Un nouveau référendum ? Pas de majorité non plus (…)». Et pourtant, il semble qu’on s’achemine vers ce dernier scenario qui ne laissera personne indifférent, ni indemne.

Dans la foulée , Guy Verhofstadt, responsable du groupe Brexit pour le Parlement européen a estimé, que « Le succès, c’est d’aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme. », en citant Sir Winston Churchill.

Quel dilemme !

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