COTE D’IVOIRE : SIMONE GBAGBO AMNISTIEE

Le président ivoirien, Alassane Ouattara, a annoncé lundi soir, l’amnistie de 800 prisonniers, dont l’ex-première dame, Simone Gbagbo et plusieurs autres figures politiques. Cette amnistie ne concerne pas les militaires et les membres de groupes armés poursuivis ou condamnés pour des crimes de sang.

Lundi soir, à la veille de la célébration des 58 ans de l’indépendance de la Côte d’ivoire, le président Ouattara dans son adresse à la nation a annoncé avoir procédé à la signature d’une ordonnance portant amnistie d’environ 800 prisonniers «poursuivis ou condamnés pour des infractions en lien avec la crise post-électorale de 2010 ou des infractions contre la sureté de l’État commises après le 21 mai 2011, date de (sa) prestation de serment en qualité de président de la république».

Plusieurs personnalités bénéficient de cette amnistie, dont Simone, l’épouse de l’ancien président Laurent Gbagbo, les anciens ministres Assoa Adou et Lida Kouassi et Souleymane Kamaraté, chef du protocole du président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro.

L’ex-première dame, 69 ans, a été condamnée le 10 mars 2015 à 20 ans de prison pour atteinte à la sureté de l’Etat commise lors de la crise post-électorale de 2010-2011. Quant au chef de protocole de Guillaume Soro, plus connu sous le nom de « Soul to Soul », il  est poursuivi pour avoir caché des armes dans l’une de ses villas à Bouaké et dont une partie a été utilisée par des insurgés de la mutinerie de juin 2017.

Dans son discours, le président Ouattara a précisé qu’une soixantaine de militaires et de membres de groupes armés ayant commis des crimes de sang ne seront pas concernés par l’amnistie. Il a par ailleurs expliqué son acte par son « attachement à la paix et à une réconciliation vraie».

  1. DIEDHIOU

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