E-SENEGAL 2025 : A PAS REDOUBLES

« D’ici à 2020, 25 % de l’économie mondiale sera numérique » Cette sentence d’un expert international oblige tous les gouvernements de la planète à mettre les Tics au cœurs de leurs stratégies. Le PSE ne fait pas exception, qui compte sur les avantages de la transformation digitale (politique, économique et sociale) pour la réalisation d’un taux de croissance à 7% d’ici 2018 et à deux chiffres à l’horizon 2035 Malheureusement, le secteur présente également des failles récurrentes qui menacent la sécurité même des nations. Le facteur humain en étant l’élément fondamental, la bonne ou mauvaise utilisation de ces outils devenus indispensables, dépendra de la maîtrise dont fera montre la communauté humaine, à commencer par les enfants comme nous l’explique par ailleurs Awa Ndiaye, la Présidente de la Commission de protection des données personnelles (CDP).

 

 

« La transformation digitale de l’administration sénégalaise est en marche ». Ainsi parlait Antoine Ngom, le Président de l’Organisation des Professionnels des TIC (OPTIC), en novembre 2016 au micro de Digital TV, lors du salon Aitex-Africa au Maroc, en indiquant que la Stratégie Sénégal numérique 2025 ambitionnait une automatisation à hauteur de 40 % dans les services publics. En mars 2017, le président d’Optic revient sur le même sujet au 2ème Salon international des professionnels de l’économie numérique (Sipen) tenu à Dakar, pour confier à Mamadou Sy, journalistes du quotidien national Le Soleil que « La question qui se pose, c’est quand est-ce qu’on va la prendre réellement à bras le corps ». Tout en reconnaissant un déficit de sensibilisation et d’accompagnement des acteurs publics et privés dans leur transformation digitale. La question n’est donc pas nouvelle, d’autant qu’en 2015 déjà, au sortir de la 5e édition de l’ IT Forum Sénégal, au King Fahd, le ministre sénégalais des Postes et des Télécommunications Yaya Abdoul Kâne inscrivait la vision du Sénégal dans « le cadre de référence du PSE et aussi dans un contexte où toute la communauté régionale et internationale s’est engagée à soutenir la transformation socio-économique de l’Afrique grâce à l’utilisation intelligente des TIC ». Dès lors, le Sénégal disait avoir saisi clairement l’importance du numérique pour le développement et à travers le PSE, affirmait « l’ambition d’exploiter les opportunités offertes pour accélérer la transformation des autres secteurs économiques et sociaux ». D’où cette recommandation du Forum IT d’intégrer « la formation en sciences et techniques dans les programmes éducatifs », selon le magazine « Réussir ». Mieux, le gouvernement faisait de l’économie verte une priorité. Qu’en est-il aujourd’hui, après que cette 5e édition du IT Forum se déroulait au moment même où le pays sortait abasourdi d’un piratage au niveau de l’une des principales parties prenantes, chargé de la cyberadministration et de la modernisation de l’Etat, l’Agence de l’Informatique de l’Etat (ADIE) dirigé par Cheikh Bakhoum. Ce dernier déroulait l’ambitieux programme de la future ville numérique de Diamniadio ainsi qu’un important volet de la stratégie nationale sur le numérique dans le cadre du PSE, notamment la modernisation des procédures du commerce extérieur pour améliorer le Doing Business.

STRATEGIE SENEGAL NUMERIQUE 2025

L’autre question est donc de savoir si on n’a pas mis la charrue avant les bœufs. Car l’Université virtuelle du Sénégal (UVS) une initiative pionnière sur le continent, destinée à   palier l’engorgement des amphithéâtres et qui est une opportunité de la transformation digitale ne comptait encore le 6 mars 2017 que 19 Espaces numériques ouverts (ENO) sur les 50 prévus, avec toutes les incertitudes liées à la logistique (tablettes fiables, connexion stable, personnel enseignant, etc.). Au point que tout en saluant « une initiative spécifiquement sénégalaise », le ministre de l’Enseignement supérieur Marie Teuw Niane reconnaît « un gros handicap ». Or, les investissements dans chaque ENO sont de « 600 millions et 250 millions pour les équipements », selon Aïssatou Niang Wane, la coordonnatrice du Projet d’appui à l’Université virtuelle, interrogée par l’Observateur (N°4036, mars 2017).

L’espoir est tout de même permis depuis qu’en janvier, Microsoft et Ecobank « ont signé un protocole d’accord visant à accompagner les efforts des gouvernements pour moderniser et élever les normes des grandes villes du continent grâce à des solutions numériques de pointe ». Selon un post du 24 janvier 2017, cet accord embrasse des volets inédits à impact immédiat et massif : paiements des bourses et des frais de scolarité, collecte de taxes auprès des vendeurs du marché et des boutiques, règlements des licences pour les véhicules et les permis de conduire, frais liés aux e-visas et e-passeports. De même qu’un programme complet de e-compétences et d’alphabétisation numérique. Du mobile banking à l’enregistrement des terrains (confère le numéro unique d’identification du cadastre –NICAD- en cours au Sénégal), les services municipaux et hospitaliers, la transformation des villes en écosystèmes intelligent n’a pratiquement comme limite que l’imagination des créateurs de start-ups, compte tenu de la « la croissance du mobile en Afrique, avec environ 67 millions de Smartphones », induisant d’importants enjeux socio-éducatifs et culturels. « En fait, la transformation digitale du continent est plus qu’humaine que technologique, car l’humain est au centre de cette transformation », lit-on dans l’article de Mamadou Mactar Diallo rendant compte de cet accord. Celui-ci indique en outre : « rien qu’au Sénégal, on dénombre 8 millions 143 086 internautes sur une pénétration du mobile, selon l’Agence de Régulation des Télévisions et des Postes (ARTP) de 116,71 % en juin 2016.

 

BUGS, FREINS ET DEFICITS A COMBLER

Au nombre des goulots qu’il faudra dépasser, les acteur de la 5ème édition l’IT forum, tenu les 21 et 22 février 2016 Dakar ont mis le doigt sur « la peur du changement qui provoque souvent le ralentissement de la transformation numérique », le déficit des compétences surtout au niveaux des entreprises, et pour nombre de pays africains, la faiblesse du taux de pénétration d’internet qui est de 16%. « Même si au Sénégal ce taux était de 60,28% en juin 2016 selon le rapport de l’ARTP de Juin 2016. En marge de la 2ème édition du Salon international des professionnels de l’économie numérique (Sipen) à Dakar, Antoine Ngom confiait au journaliste du Soleil l’urgence de disposer de Data Centers pour préserver notre souveraineté numérique. D’autant que selon lui, le secteur fait déjà près de 8% du Pib. Il est revenu sur les thèmes clés des axes du Sénégal numérique 2025, notamment le futur parc technologique, l’administration numérique, « le numérique en tant que soutien au capital humain et à l’emploi, le rôle de l’infrastructure, de la connectivité et du « Cloud » dans l’intégration au sein de l’Uemoa, le numérique en tant qu’émancipateur social, la cyber-sécurité et la confiance numérique », etc. D’après le patron d’Optic, citant l’indice de développement du numérique au sens de l’UIT, le Sénégal est classé à la « 11ème position en Afrique et en 3ème position en Afrique de l’Ouest ». Des places à gagner donc pour rejoindre des champions comme la Tunisie. « Je pense qu’il va falloir qu’on ait de plus en plus nos données hébergées ici au Sénégal pour notre souveraineté numérique », dit-il. Avant d’ajouter que c’est autant pour des raisons de coût que des raisons de réinjection des revenus dans l’économie nationale. Avant de conclure : « La question qui se pose, c’est quand est-ce qu’on va la prendre réellement à bras le corps ? »

 

AWA NDIAYE, PRESIDENTE DE LA COMISSION DE PROTECTION DES DONNEES PERSONNELLES (CDP)

 

Avec la sécurisation des données comme mission, la Président de la CDP est consciente que le chantier est immense. Au moment même où la transformation numérique offre autant de solutions d’avenir en termes de compétitivité, de rentabilité et de création d’emplois. Cependant, Awa Ndiaye est convaincu qu’il faut commencer par la base, la formation étant la clé de voûte de la sécurité informatique et de la protection des données personnelles. Malheureusement, Les moyens manquent cruellement.

 

Mme la Présidente, la transformation numérique interpelle et tout le monde va aujourd’hui dans le Cloud ou vers les Data Centers dont le contrôle nous échappe. Comment dans vos missions pouvez-vous amener les utilisateurs à être rassurés, à avoir confiance, être sécurisé relativement à la protection de leurs données ?

 

C’est vrai que la transformation numérique est aujourd’hui un vaste chantier, qu’on ne peut plus laisser passer. On est obligé d’en être puisqu’il y a aussi d’énormes avantages à en tirer. Mais, il faut que ce soit encadré et sécurisé. C’est la mission de la CDP. Il y a en fait beaucoup de chantiers pour l’Etat, dont nous avons une petite portion qui est la protection des données personnelles. Avec tous les problèmes liés aux infrastructures numériques, l’Etat fait beaucoup d’efforts pour la mise en œuvre et l’amélioration du plateau numérique. Avec également tous les opérateurs de l’internet, du mobile et des objets connectés. Tout cela nous interpelle et interpelle chacun d’entre nous. Parce que la transformation numérique concerne tout le monde. On y est obligé et il ne faut pas rater le train, parce que c’est le futur. L’environnement numérique connaît un développement exponentiel avec des innovations extraordinaires tous les jours. C’est là qu’intervient la protection des données personnelles. Chacun d’entre nous qui entre dans cet environnement le fait avec ses propres données : non nom, son adresse IP, son mail, sa photo, son adresse, son numéro de téléphone, etc., qu’on est obligé de partager et qui nous identifie de façon directe ou indirecte. C’est ce qu’on appelle des données personnelles. Elles sont obligatoires dans cet environnement-là. Alors, il faut les protéger. Et là, c’est du ressort de chaque Etat, de toutes les puissances publiques, qu’elles soient nationales ou internationales. Au Sénégal la loi 2008-12 du 25 janvier 2008 encadre cette protection des données personnelles et la garantit pour chaque citoyen dans l’environnement numérique. Et ce n’est pas seulement sur Internet. C’est partout : à l’hôpital pour les données de santé aussi ; ailleurs ce sont des choses qui vous sont personnelles, propres, intimes même. Même celles que vous livrez dans un certain cadre pour des besoins de santé, par exemple, elles doivent être sauvegardées et sécurisées et tenues confidentielles par ceux qui les traitent. De la même manière, lorsque vous allez dans un service administratif où vous signez un registre et donnez votre carte d’identité. Ce sont toutes ces données qu’on laisse un peu partout tous les jours.

 

Justement, il y en a qui sont dans le Cloud et, au Sénégal, nous avons aussi celles qui sont logées dans deux ou trois Data Centers, à la Sonatel, à Togo et à l’Adie. Est-ce que c’est bien protégé ?

Elles doivent l’être. C’est justement notre mission, protéger les données personnelles des citoyens partout où elles peuvent être, y compris au niveau des Data Centers en place ici. C’est pour cela que Gaïndé 2000 a déclaré ses Data Centers. Sonatel aussi a déclaré son nouveau centre de données installé à Rufisque. C’est donc ce qui est normal : ils les déclarent et nous devons en garantir la protection. Ils savent que si eux-mêmes ne garantissent par cette protection, ils contreviennent à la loi. Que ce soit donc au niveau du Cloud, au niveau d’un Data Center physique, de tous les serveurs ou au niveau d’un simple registre, physique où d’une simple vidéo-surveillance, ce sont des données personnelles de citoyens qui sont stockées, qui sont traitées, manipulées et donc doivent être sauvegardées. La sécurité est le point fondamental. Même si personne, aucun Etat au monde ne peut dire qu’i garantit à 100 % les données personnelles de ses citoyens. Mais, chacun s’y emploie au niveau national et à l’échelon international c’est pourquoi des conventions sont signées entre les Etats, pour garantir, d’accord parties, cette protection dans les différents continents.

 

Il y a deux jours (l’interview s’est déroulée le vendredi 10 mars), s’est tenu à Dakar un atelier sur la transformation numérique. Microsoft qui en est L’un des organisateurs, en l’occurrence informe les autorités américaines de toute faille trouvée dans le système. Et nous, comment s’en sort-on ?

Ecoutez, c’est très difficile, parce qu’eux-mêmes en tant que pays développé, ils n’y arrivent pas ; ils ne peuvent pas apporter une garantie totale. En Europe c’est la même chose. Le Conseil de l’Europe a signé une convention qui est une véritable référence en matière de protection des données personnelles. Pourtant, à leur niveau également, il y a tous les jours des piratages et autres. Parce qu’il est difficile de garantir une sécurité maximale ou à 100 %. Mais il faut mettre des garde-fous à la base, ce qu’on appelle aujourd’hui le « Privacy Shield ». C’est l’accord qui protège les citoyens de l’Europe par rapport à leurs données qui voyagent aux Etats-Unis. Mais ce « Privacy Shield » est remis en question tous les jours. Nous sommes partie à la convention européenne sur la protection des données. Parce que nous estimons qu’il y a un niveau de protection adéquat permettant au Sénégal de se mettre sous cet accord. Les pays européens également essaient, chacun à son propre niveau, de sauvegarder ce qu’il peut, et ensemble au niveau du groupe appelé le G29 réunissant toutes les autorités de protection des données pour garantir la sécurité des citoyens. C’est vous dire qu’il s’agit d’un problème extrêmement difficile et qui n’est pas encore résolu. Il le sera peut-être demain, peut-être…

 

Et en Afrique, est-ce que ça bouge…?

Quand je parle des Etats-Unis qui ne peuvent pas garantir leur protection, des pays européens qui ont mis ensemble leurs forces et, qui n’y arrivent toujours pas. Alors, pensez-vous que nous pouvons faire plus. On essaye bien sûr. On essaye à priori en appelant les sociétés à déclarer leurs données. Quand elles le font, on attire leur attention sur les problèmes de sécurité, de confidentialité et de conservation. On attire leur attention sur le droit des personnes qui peuvent vouloir rectifier leurs données, s’il y a lieu, s’opposer à ce qu’elles soient sur des fichiers, faire des rajouts d’informations jugées nécessaires, etc. Tout cela, ce sont des garde-fous. Mais avec les moyens dont nous disposons, vous vous rendez compte. La CDP qui date de seulement deux à trois ans fait des efforts. Mais il est évident qu’elle n’a pas les moyens nécessaires pour toucher ne serait-ce que toutes les structures qui gèrent des données. Lorsque nous recevons par exemple une déclaration de la Sonatel qui amène un fichier de données, si on constate qu’ils sont omis un sous-traitant, nous leur demandons de rectifier. Donc nous allons vers les structures, y compris l’administration qui est une grande pourvoyeuse de données. Or, elle déclare peu. Alors nous les y poussons. C’est un travail de longue haleine qui demande beaucoup de moyens, de l’expérience. L’Afrique en est encore au tout début. Notre loi de 2008 est peut-être une des premières sur le continent.

 

Et au niveau interafricain ?

Au niveau interafricain, nous avons mis en place un Réseau Afrique de protection des données personnelles. C’est tout récent ; c’était seulement en septembre de l’année dernière. Mais nous essayons de mettre ensemble nos forces, et là aussi, il y a un besoin de moyens.

 

Vous envisagez un Cloud Africain ?

Oui. Pour arriver un Cloud africain, pour que des Data Centers africains soient installés pour véritablement arriver à la souveraineté numérique, ce qui n’est pas encore le cas. La plupart de nos données, mêmes les plus sensibles, comme les données d santé, sont hébergées à l’extérieur. Parce que nous ne disposons pas d’assez de Data Centers, et parce que ça coûte cher également. On est obligé d’externaliser beaucoup de nos données.

 

Dans cette externalisation est-ce que certaines données ne sont pas dans des pays sur lesquels nous n’avons aucun moyen d’intervention ?

Par exemple, nous avons beaucoup de données logées au Etats-Unis alors qu’ils ont eux-mêmes de véritables problèmes de protection. On ne peut donc pas dire que la protection de ces données-là est garantie. Mais, heureusement, beaucoup de nos données sensibles sont hébergées en France, là où nous avons plus d’assurance sur la sécurité.

 

Et par apport aux équipements que nous achetons l’étranger. N’avons-nous pas d’autres choix ?

Mais là, comme bien d’autres pays, nous sommes obligés d’acheter sur le marché. Il s’agit maintenant de pousser nos concitoyens à aller vers ces innovations technologiques. De nombreuses start-ups commencent émerger. Il faut les encourager, les encadre, les soutenir financièrement pour que nos concitoyens s’y mettent. Ils ne sont pas moins intelligents que les autres ; ils sont pleins de ressources ; il leur faut simplement de l’argent et qu’on les soutiennent. Il y a de plus en plus de structures qui sont sensibilisées et qui adent ces start-ups. Il faut qu’on aille vers l’intelligence, vers l’innovation qui permette de fabriquer nous-mêmes, d’avoir une maîtrise, de prendre le train en en marche. Pour cela, il faut donner le temps à une véritable éducation numérique. C’est elle qui nous permettra de protéger efficacement nos données. Sensibiliser à la protection des données, expliquer quelles données on doit mettre à disposition, quelles données on doit garder, etc. Cela nous permet également de mettre le doigt sur la nécessité de réfléchir pour nous-mêmes, entrer dans l’innovation, comprendre et maîtriser les systèmes d’information, pour pouvoir inventer, créer des start-ups qui soient véritablement innovantes, pourvoyeuses de richesses, mas aussi d’emplois.

 

Vous y avez un peu touché en parlant des rajouts et des retraits. Est-ce que la loi a évolué face à l’irruption de nouveaux droits, comme le droit à l’oubli qui permet de faire enlever des données indésirables ?

Le Loi de 2008 ne prend pas en charge le droit à l’oubli. Mais comme toute les loi, elle doit être revue, surtout que nous an avons l’obligation aujourd’hui, depuis que nous avons ratifié la convention 108. Nous avons le devoir d’harmoniser le texte national avec la loi internationale à laquelle nous avons adhéré. Le droit à l’oubli est partie prenante à la convention, mais surtout, au nouveau règlement européen sur la protection des données personnelles. C’est devenu extrêmement important comme on le voit au Sénégal où il arrive des abus extraordinaire avec des vidéos obscènes, des diffusions hors-la-loi de données personnelles de citoyens à leur insu, c’est un véritable problème. Il y a bien sûr toute une procédure pénale qu’on peut mettre en branle, mais d’un autre côté, il y a tout un protocole pour enlever ces images de l’internet. Le droit à l’oubli viendra le consacrer. Nous sommes en train de réfléchir sur notre propre loi pour la mettre en adéquation avec la loi internationale. La session plénière que nous venons de tenir a porté essentiellement sur comment harmoniser avec les différents textes internationaux que nous avons ratifiés. Parce qu’une loi, ça se modernise, les choses étant appelées à évoluer. Donc le droit à l’oubli est une proposition que nous allons soumettre au gouvernement pour son intégration dans notre loi, afin qu’on puisse véritablement exiger qu’à chaque fois qu’il y a dans les réseaux sociaux par exemple, un élément que la loi condamne, qu’on puisse l’enlever.

 

D’autres chantiers que vous aimeriez porter à l’attention du public ?

Oui. Il y a un chantier qui nous semble particulièrement important, c’est l’éducation au numérique. Nous préparons une tournée dans les écoles. Parce que nos pensons que pour profiter pleinement de l’évolution numérique qui est un chantier d’avenir, il faut connaître. Pour connaître, il faut apprendre. Il faut donc que les enfants soient éduqués au numérique ; qu’ils sachent que c’est leur affaire ; qu’ils soient parties prenantes à cet environnement numérique ; qu’ils le prennent en charge et qu’ils se l’approprient. Mais également à l’intérieur de cet environnement numérique, qu’ils fassent attention, qu’ils protègent leurs données ; qu’ils protègent leur vie privée. Evidemment, il est difficile de dissocier intégration du numérique et protection totale de sa vie privée. Notre objectif est donc de sensibiliser les jeunes, les rendre conscients que le numérique doit être partie prenante à leur vie mais également qu’il doit être traité avec responsabilité. C’est cela que nous allons essayer d’insuffler dans la tête de nos jeunes enfants, par une tournée dans les écoles et les universités, que nos allons bientôt démarrer. Ce n’est pas seulement sénégalais, c’est un chantier africain, c’est devenu un référentiel adopté par tous les pays partis à l’Association francophone pour la protection des données personnelles. C’est un référentiel que nous voulons partager avec le ministre de l’Education nationale que nous avons demandé à rencontrer afin que cette tournée puisse être un gain pour les jeunes, surtout que l’internet aujourd’hui, c’est véritablement leur affaire. Ils doivent savoir en profiter, mais aussi en profiter de façon responsable.

13 Comments

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