La Côte d’Ivoire, en forme longue République de Côte d’Ivoire, est un pays membre220px-ivory_coast_topography de l’Union africaine. D’une superficie de 322 462 km2, elle est limitée au nord par le Mali et le Burkina Faso, à l’ouest par le Liberiaet la Guinée, à l’est par le Ghana et au sud par l’océan Atlantique. La population est estimée à26 578 367 hab, (classé 53e habitants en 20154. La Côte d’Ivoire a pour capitale politique et administrative Yamoussoukro ; Abidjan est son principal centre économique. Elle a pour langue officielle le français et pourmonnaie, le franc CFA. Le pays fait partie de la CEDEAO.

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D’abord protectorat français en 1843 et devenu colonie française le 10 mars 1893, le pays acquiert son indépendance le 7 août 1960, sous la houlette de Félix Houphouët-Boigny, premier président de la République. L’économie, essentiellement axée sur la production de café et de cacao, connaît au cours des deux premières décennies un essor exceptionnel, faisant de la Côte d’Ivoire un pays phare en Afrique de l’Ouest. En 1990, le pays traverse, outre la crise économique survenue à la fin des années 1970 et qui perdure, des périodes de turbulence aux plans social et politique. Ces problèmes connaissent une exacerbation à la mort de Félix Houphouët-Boigny en 1993.

L’adoption d’une nouvelle Constitution5 et l’organisation de l’élection présidentielle qui, en 2000, porte au pouvoir Laurent Gbagbo, n’apaisent pas les tensions sociales et politiques, qui conduisent au déclenchement d’une crise politico-militaire le 19 septembre 2002. Après plusieurs accords de paix, le pays s’engage le 4 mars 2007, dans un nouveau processus de sortie de crise fondé sur un accord politique conclu à Ouagadougou(Burkina Faso) le 4 mars 20076.

La Côte d’Ivoire est en voie de développement, son indice de développement humain de 0,462 en 2015 place le pays à la 143e position des pays selon leur IDH. (…)

imgresLe français est la langue officielle de la Côte d’Ivoire et environ 70 % des habitants du pays le comprennent et le parlent8. Selon l’OIF en 2009, 99 % des habitants de la plus grande ville du pays Abidjan savent lire, écrire et parler français9.

Le sénoufo (276 000 locuteurs) et le dioula (1 500 000 locuteurs) sont les langues les plus parlées dans le nord, tandis que le baoulé (3 000 000 locuteurs) et le bété (2 500 000 locuteurs) sont les langues les plus parlées dans le sud. D’autres langues comme le yacouba (1 183 000 locuteurs) et l’agni (860 000 locuteurs) sont aussi des langues importantes ainsi que le gouro qui est parlé centre ouest du pays. Ces six ethnies à elles seules représentent 58,03 % des Ivoiriens. Néanmoins, bien que l’ethnie dioula (en excluant ses parents, malinkésénoufo, l’éhotilé et étrangers) ne représente que 2,77 % de la population, sa langue est la plus utilisée dans les villes et sur les marchés. C’est aussi l’une des premières langues de plusieurs pays frontaliers.

Le territoire de la Côte d’Ivoire présente l’aspect d’un quadrilatère, dont le sud offre une façade de 520 km sur l’océan Atlantique10, dans la partie occidentale du golfe de Guinée. Le pays est caractérisé par un relief peu élevé. Les terres sont constituées en majeure partie de plateaux et plaines. L’ouest du pays,région montagneuse, présente toutefois quelques reliefs au-delà de mille mètres (le mont Nimba culmine à 1 752 m11). Hormis cette région, les altitudes varient généralement entre 100 et 500 mètres, la plupart des plateaux se situant autour de 200 à 350 mètres. Ceux-ci présentent différents aspects. Les plateaux les plus élevés sont rigides dans leurs formes ainsi que dans leurs matériaux ; ceux de niveaux intermédiaires ont assez souvent des formes émoussées ; les plus bas présentent quant à eux une certaine rigidité, mais sont constitués de matériaux meubles. Des étendues énormes et verticales rigoureusement tabulaires et horizontales sont parfois présentes dans les régions de savanes, mais également sous les petits accrocs de savanes incluses dans la forêt dense. L’élément dominant de ces plateaux est constitué par une cuirasse ferrugineuse visible en surface sous forme de dalles de teinte rouille, mais parfois voilées de sables, de gravillons ou produits plus fins12.

Les eaux, qui couvrent environ 4 462 km2, soit 1,38 % de la superficie totale du pays, sont constituées au sud par l’océan (Atlantique), les lagunes dont les plus célèbres sont les complexes Aby-Tendo-Ehy, Ebrié, Grand-Lahou-Lagune Tadio-Makey-Tagba, ainsi que d’eaux mortes. De nombreux cours d’eau avec souvent des débits extrêmes, drainent tout le territoire. Au nombre de ceux-ci figurent quatre grands fleuves13 qui sont le Cavally (700 km), le Sassandra(650 km), le Bandama (1 050 km) et la Comoé (1 160 km). D’autres cours d’eau importants sont tributaires de ces derniers ou forment des bassins versantsindépendants en tant que fleuves côtiers comme le Tabou, le Néro, le San-Pedro, le Bolo, le Niouniourou, le Boubo, l’Agnéby, la Mé, la Bia. À cet ensemble s’ajoutent des ruisseaux et plusieurs étendues marécageuses12.

CLIMAT EQUATORIAL

Compris entre 4° et 10° de latitude nord, le territoire de la Côte d’Ivoire est distant de l’équateur d’environ 400 km sur ses marges méridionales, et du tropique du Cancer d’environ 1 400 km sur ses frontières septentrionales. Le climat, généralement chaud et humide, constitue dès lors une transition entre l’équatorial et le tropical17Équatorial le long des côtes, il est semi-aride à l’extrême nord. Le pays connaît en général des variations importantes de température entre le nord et le sud, mais également le long de l’année en fonction des saisons. Les températures oscillent autour de 28 °C en moyenne. Deux grandes zones climatiques se côtoient : le climat équatorial et le climat tropical de savane, lui-même plus ou moins sec.

Le climat subéquatorial est caractérisé par des températures de faibles amplitudes de (25 °C à 30 °C), un fort taux d’humidité (de 80 à 90 %) et des précipitations abondantes, qui atteignent à Abidjan 1 766 mm3 et à Tabou 2 129 mm3. Cette zone connaît deux saisons sèches et deux saisons humides. La grande saison sèche, chaude, est entrecoupée de quelques pluies et s’étend du mois de décembre au mois d’avril. La petite saison sèche couvre les mois d’août et de septembre. Quant aux saisons de pluie, elles s’échelonnent de mai à juillet pour la grande et d’octobre à novembre pour la petite11.

Le climat tropical de savane humide couvre le nord de la zone forestière du sud et le sud de la région des savanes. Les températures, à amplitudes plus importantes, y oscillent entre 14 °C et 33 °C avec une hygrométrie de 60 % à 70 % et des précipitations annuelles de 1 200 mm3 à Bouaké. Cette région climatique connaît également quatre saisons : deux saisons sèches, de novembre à mars et de juillet à août et deux saisons pluvieuses, de juin à octobre et demars à mai11.

Le climat de savane sec concerne principalement la Région des Savanes. Les amplitudes thermiques quotidiennes et annuelles y sont relativement importantes, de l’ordre de 20 °C, le taux d’humidité, inférieur à celui du sud du pays, varie de 40 % à 50 %. La zone considérée est caractérisée par la présence intermittente entre les mois de décembre et février d’un vent frais et sec, l’harmattan. On y relève deux saisons : l’une sèche, de novembre à juin, ponctuée par quelques pluies au mois d’avril, et l’autre pluvieuse, couvrant la période de juillet à octobre. Les précipitations moyennes enregistrées sont de1 203 mm à Korhogo.

Le couvert végétal s’est considérablement modifié au cours des années. Le paysage de base, constitué par les forêtsdenses, globalement subdivisées en forêts hygrophiles et forêts mésophiles, occupe à l’origine un tiers du territoire au sud et à l’ouest21. Il est complété par les forêts claires ou savanes arborées ou boisées, qui s’étendent du Centre au Nord, avec toutefois de nombreux points de forêt dense sèche. De petites mangroves en outre existent sur la côte. Depuis la période coloniale, les surfaces de forêts denses ont connu, par le fait de l’homme (plantations arbustives,exploitations forestières), une importante réduction. Le patrimoine forestier ivoirien est estimé en 2007 à6 000 000 hectares22,23 ; il était estimé à près du double dans les années 192024.

La faune présente une richesse particulière, avec de nombreuses espèces animales (vertébrésinvertébrés, animaux aquatiques et parasites). Parmi les mammifères, l’animal le plus emblématique reste l’éléphant, dont les défenses, constituées d’ivoire, ont jadis été une importante source de revenus. Espèce autrefois abondante en forêt comme en savane, l’éléphant a été intensément chassé et braconné. Aussi ne subsiste-t-il que dans les réserves et parcs et en quelques points des forêts où il est côtoyé par les deux espèces d’hippopotames, celle de savane répandue dans toute l’Afrique, et l’espèce pygmée, localisée aux forêts du pays et du Liberia voisin, l’hylochère ou sanglier géant, lesantilopes et céphalophes, des buffles, des singes encore nombreux, des rongeurs, des pangolins et des carnivores, parmi lesquels le lion, la panthère et la mangouste. Les oiseaux, dont plusieurs centaines d’espèces ont été identifiées, embellissent les paysages. On trouve également de nombreux reptiles (serpents, lézards, caméléons…), batraciens et poissons d’eau douce, et d’innombrables espèces d’invertébrés comme des mollusques, insectes (papillons, scarabées, fourmis, termites…), araignées et scorpions, etc. Certains animaux, célèbres dans la zone plus humide du Sud, deviennent, à l’image de quelques sous-espèces du Chimpanzé commun, plus rares. Bien d’autres espèces sont en voie de disparition25.

La création et l’aménagement des aires protégées participent de la volonté du gouvernement ivoirien de protéger l’environnement, notamment le couvert forestier en nette régression et certaines espèces animales rares ou en voie de disparition. Le ministère ivoirien de l’Environnement, de la salubrité urbaine et du développement durable assure la mise en œuvre de la politique de gestion de l’environnement et des aires protégées. Des plans de réintroduction d’animaux, notamment pour le rhinocéros noir et la girafe qui avaient disparu de certaines zones ont été menés à bien, par exemple dans la nouvelle Réserve d’Aboukouamékro. Le gouvernement doit aussi faire face, comme ailleurs, au problème du trafic d’animaux auquel, de l’avis de certains observateurs, une solution satisfaisante n’a encore pu être trouvée. En 2002 en effet, on a recensé 1 554 kg d’ivoire dans les boutiques pour touristes d’Abidjan26.

En 2008 on dénombre huit parcs nationaux27 et près de 300 réserves naturelles de plusieurs types dont quinze réserves botaniques28. Six zones protégées sont inscrites à la convention de Ramsar, trois le sont au patrimoine mondial de l’UNESCO et deux sont des réserves de biosphère.

Parmi les parcs, figure le Parc national de la Comoé fondé en 1968, qui couvre 1 150 000 hectares et 500 km de pistes carrossables. Il occupe près du quart de la zone forestière du pays et est l’une des plus grandes aires protégées d’Afrique. Y ont été recensés notamment 75 000 cobes de Buffon, 14 000 bubales, 3 000 hippotragues, 6 000 buffles, 1 200 éléphants, 700 hippopotames et environ 250 lions, mais le parc de la Comoé renferme aussi de très nombreuses autres espèces d’antilopes comme le céphalophe, dont six familles différentes ont été identifiées, des singes, des hyènes, des panthères, des mangoustes, d’innombrables oiseaux. Le Parc national de Taï (350 000 hectares), prolongé au nord par la réserve de faune du N’Zo (70 000 hectares), est surtout axé sur la préservation de la forêt primaire (forêt vierge). Un embranchement permet d’atteindre, à l’intérieur de celui-ci, le mont Niénokoué qui le domine, ainsi que les derniers géants végétaux. Le Parc national de la Marahoué s’étend sur 100 000 hectares29.

Le Parc national du Mont Péko (34 000 hectares) est surtout réputé pour sa végétation : flore de montagne et forêt primaire. Le Parc national d’Azagny est situé au bord de l’océan à l’embouchure du Bandama, sur 30 000 hectares essentiellement constitués de savane marécageuse avec des palmiers, où l’on peut apercevoir des troupeaux d’éléphants et de buffles. La réserve de faune du Haut-Bandama (123 000 hectares) couvre une zone de savane et abrite des éléphants, des buffles et antilopes. Le Parc national du Mont Sangbé, d’une superficie de 95 000 hectares est entièrement situé en zone montagneuse (14 sommets de plus de 1 000 m dans les monts du Toura) ; il est giboyeux et abrite une flore particulière. Le Parc de Kossou, né de la nécessité de reloger les animaux menacés de la noyade par la montée des eaux du barrage de Kossou, s’étend sur 5 000 hectares. Le Parc national du Banco (3 000 hectares), situé aux portes d’Abidjan, est un exemple de forêt primaire avec des acajousframirésavodirésniangons, espèces devenues très rares. Le Parc national des îles Ehotilé, un parc marin créé en 1974 et situé sur la lagune Aby à l’Est d’Abidjan, présente un intérêt particulier pour les recherches historiques et archéologiques.

JEUNESSE DE LA POPULATION

La population ivoirienne, comme dans la quasi-totalité des pays en développement, connaît une croissance rapide. Au cours des derniers recensements effectués en 1975, 1988 et 1998, elle est chiffrée à 6 709 600, 10 815 694 puis 15 366 672 habitants. Elle est estimée à 23 202 000 en 20124. Cet accroissement rapide est en partie imputable à l’immigration continue de populations étrangères. Le recensement général effectué en 1998 révèle en effet un taux d’étrangers de 26 %, soit plus du quart de la population totale. Ces immigrés, en quête de mieux-être, sont attirés par le développement économique rapide et la stabilité sociale et politique que connaissait le pays avant le début des crises sociopolitiques et militaires. Ils proviennent majoritairement des pays voisins membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Malgré lacrise politico-militaire de 2002, le pays compte encore en 2008 de nombreux étrangers originaires de la CEDEAO dont des Burkinabés, de loin les plus nombreux (environ 2 millions), des Maliens, des Guinéens, desSénégalais, des Libériens, des Ghanéens. À ceux-ci s’ajoutent les Libano-Syriens essentiellement commerçants, quelquefois industriels, des Asiatiques et des Européens. Le pourcentage d’étrangers naturalisésest de 0,6 %.

La population ivoirienne est en outre multiethnique. Cinq grands groupes ethniques, comprenant environ une soixantaine d’ethnies, constituent les nationaux d’origine et sont localisés dans les régions suivantes :

  • au nord, le groupe voltaïque (gur) ou sénoufos, 13 % de la population ;
  • au nord-ouest, le groupe mandé du Nord ou malinké, 17,2 % de la population ;
  • à l’ouest, le groupe mandé du Sud, 8,4 % ;
  • au sud-ouest et au centre-ouest, le groupe krous, 9,4 % de la population ;
  • au centre et à l’est, le groupe akans, 41,1 % de la population.
  • Composée d’une forte proportion de jeunes (en 1998 les jeunes de moins de 15 ans représentaient 43 % de la population totale, contre 4 % pour les personnes âgées), la population ivoirienne est inégalement répartie sur le territoire national. Les variations s’observent d’une région à l’autre, mais également entrezones rurales et zones urbaines32. Au détriment de la zone du nord, le sud, l’ouest et l’est sont en effet, en plus des étrangers, fortement peuplés d’allogènes dont le déplacement est dicté par la recherche de terres arables ou propices au développement des cultures de rente comme le café et le cacao. Le taux de peuplement est également élevé dans les zones urbanisées, compte tenu de l’exode des populations rurales constituées en majorité de jeunes en quête d’emploi. La crise déclenchée en septembre 2002 a pour sa part accéléré le clivage entre les zones nord et sud. Sur l’ensemble du territoire en 1998, la densité moyenne est de 48 habitants au km². En zone sud, zone forestière, elle varie de 53,3 (région du Bas-Sassandra) à 272,7 habitants (région des lagunes) au km². 57 % de la population vit en milieu rural, les zones urbaines en abritent quant à elles 43 %. Le taux de croissance de la population urbaine est évalué à 4,2 % entre 1988 et 199832. En 2010, le taux de croissance annuelle de la population est de 2,403 %. Sont considérées comme villes les localités semi-urbaines de 3 000 habitants au moins, agglomérées, dotées d’une fonction politique et administrative et au sein desquelles la population active non agricole est supérieure ou égale à 50 %. Sur cette base, 129 villes sont dénombrées par le dernier recensement général de la population (1998). Abidjan reste le principal centre urbain et économique du pays, avec 2 877 948 habitants en 1998. Yamoussoukro (155 803 habitants), Bouaké (464 618 habitants), Daloa (173 103 habitants), Korhogo (142 039 habitants), Gagnoa (107 124 habitants), Man (116 657 habitants) et San-Pédro (131 800 habitants), sont également de grandes villes32.
  • Par ailleurs, le pays abrite environ 26 400réfugiés et demandeurs d’asile en 2007, dont 24 200 provenant du Liberia et ayant fui la guerre civile qui y a sévi entre 1989 et 200433. En 18 ans, il y a eu une très forte croissance des réfugiés car on estime en 2010 le nombre de réfugiés de plus à 17 458.

LE LOURD HERITAGE DE FELIX HOUPHOUET BOIGNY

Le régime issu du putsch92 est marqué durant son éphémère pouvoir par des troubles militaires et civils. Le pouvoir militaire réduit néanmoins la criminalité et la corruption en usant de méthodes parfois expéditives. Il fait procéder à la rédaction d’une nouvelle constitution par les partis politiques et la société civile et organise, en octobre 2000, l’élection présidentielle. De nombreuses candidatures à la présidence de la République dont celles de Henri Konan Bédié et de Alassane Dramane Ouattara sont éliminées par la Cour suprême. Le général Robert Guéï qui se proclame vainqueur du scrutin est chassé par des manifestations de rues. De violents affrontements opposent également durant quelques jours des militants du FPI à ceux du RDR. Ces troubles se soldent par plusieurs morts. La Cour suprême proclame les résultats et déclare vainqueur Laurent Gbagbo. Celui-ci initie un forum de réconciliation nationale puis nomme ungouvernement d’union nationale. Mais le 19 septembre 2002, des soldats rebelles tentent de prendre le contrôle des villes d’AbidjanBouaké et Korhogo. Ils échouent dans leur tentative en ce qui concerne Abidjan mais sont victorieux dans les deux autres villes, situées respectivement dans le centre et le nord du pays. Robert Guéï est assassiné dans des circonstances non encore élucidées. La rébellion qui se présente sous le nom MPCI crée plus tard le MJP et leMPIGO et forme avec ces dernières composantes le mouvement des Forces nouvelles (FN). Il occupe progressivement plus de la moitié nord du pays (estimée à 60 % du territoire), scindant ainsi le territoire en deux zones géographiques distinctes : le sud tenu par les Forces armées nationales de Côte d’Ivoire (FANCI) et le nord tenu par les Forces armées des forces nouvelles (FAFN).

Les pourparlers entamés à Lomé permettent d’obtenir le 17 octobre 2002, un accord de cessez-le-feu qui ouvre la voie à des négociations sur un accord politique entre le Gouvernement et le MPCI, sous l’égide du président du TogoGnassingbé Eyadema. Ces négociations échouent cependant sur les mesures politiques à prendre, en dépit de réunions entre les dirigeants de la CEDEAO à Kara (Togo), puis à Abidjan et à Dakar. 10 000 casques bleus de l’ONUCI93dont 4 600 soldats français de la Licorne sont placés en interposition entre les belligérants. Dans une nouvelle initiative, la France abrite à Linas-Marcoussis du 15 au 23 janvier 2003, sous la présidence de Pierre Mazeaud, Président du Conseil constitutionnel français, secondé par le juge sénégalais Kéba Mbaye, une table ronde avec les forces politiques ivoiriennes94 et obtient la signature de l’accord de Linas-Marcoussis. Cet accord prévoit la création d’un gouvernement de réconciliation nationale95 dirigé par un premier ministre nommé par le Président de la République après consultation des autres partis politiques, l’établissement d’un calendrier pour des élections nationales crédibles et transparentes, la restructuration des forces de défense et de sécurité, l’organisation du regroupement et du désarmement de tous les groupes armés, le règlement des questions relatives à l’éligibilité à la présidence du pays et à la condition des étrangers vivant en Côte d’Ivoire. Un comité de suivi de l’application de l’Accord, présidé par l’ONU, est institué.

Appliqué avec beaucoup de difficultés, l’Accord de Linas-Marcoussis est suivi par plusieurs autres, conclus en Afrique et mis en œuvre par les gouvernements successifs de Seydou DiarraCharles Konan Banny et Guillaume Soro, nommé 1er ministre à l’issue de la signature de l’accord politique de Ouagadougou conclu entre celui-ci et Laurent Gbagbo, sous l’égide du président burkinabé Blaise Compaoré, facilitateur96,6.

Dans le gouvernement Soro I composé de 33 membres, la formation militaro-politique de celui-ci (les Forces nouvelles de Côte d’Ivoire) et le Front populaire ivoirien (FPI), formation politique dont est issu le président Laurent Gbagbo, disposent chacun de huit portefeuilles (le Premier ministre y compris). Les autres portefeuilles sont répartis entre divers autres partis politiques. Ainsi, le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) en détient 5, le Rassemblement des républicains de Côte d’Ivoire (RDR) 5, le Mouvement des forces d’Avenir (MFA) un, le Parti ivoirien des travailleurs(PIT) un, l’Union démocratique de Côte d’Ivoire (UDCI) un et l’Union pour la démocratie et la paix en Côte d’Ivoire(UDPCI) un ; deux autres ministres sont réputés proches du Président de la République et un ministre est issu de la société civile.

Concrètement, outre la gestion des affaires relevant de ses compétences traditionnelles, le gouvernement coordonne la mise en œuvre du processus de sortie de crise au moyen de programmes spécifiques. Il s’agit d’un dispositif technique comprenant notamment le Centre de commandement intégré (désarmement des combattants), leProgramme national de réinsertion et de réhabilitation communautaire, le Comité national de pilotage du redéploiement de l’Administration (restauration de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire et reprise du fonctionnement des services publics), l’Office national d’identification (identification des populations et des électeurs) et la Commission électorale indépendante (organisation des élections). Si le consensus semble se dégager sur le mode de gestion du programme de sortie de crise, les origines de la crise ivoirienne demeurent un sujet controversé.

Selon certaines thèses, la crise ivoirienne est la résultante à la fois d’un colonialisme déstructurant pour l’organisation traditionnelle, d’un imbroglio juridique créé par la Constitution ivoirienne, des pratiques antidémocratiques du parti unique, du concept de l’ivoirité ainsi que de la crise économique mondiale97. Pour d’autres, la crise consacre et exprime une profonde fracture géographique, voire ethnique et religieuse, entre le nord et le sud du pays98.

À l’issue d’une élection présidentielle sous tension, les deux candidats arrivés au second tour, Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, prêtent serment comme président du pays99. Alassane Ouattara a été déclaré vainqueur par la Commission électorale indépendante et a reçu le soutien du Premier ministre Guillaume Soro et d’une partie100 de la Communauté internationale99. Laurent Gbagbo a été déclaré vainqueur par le Conseil constitutionnel et a reçu le soutien du général Philippe Mangou, commandant de l’armée99. La Côte d’Ivoire se retrouve alors avec deux présidents tentant de s’imposer sur l’ensemble du pays.

Mais Alassane Ouattara bénéficiant de l’appui de nombreux États étrangers, ainsi que celui d’instances économiques et financières tant régionales qu’internationales, parvient à paralyser l’économie et assécher les finances de l’état ivoirien, notamment les zones encore contrôlées par Laurent Gbagbo101.

Cependant, cette situation ne satisfait aucun des protagonistes et les esprits finissent par s’échauffer de nouveau. Les combats éclatent à Abidjan à la fin du mois de février 2011 entre le « Commando invisible » hostile à Gbagbo et l’armée régulière. Puis, début mars, la tension gagne l’ouest du pays, où les Forces nouvelles prennent le contrôle de nouveaux territoires. L’ensemble du front finit par s’embraser à la fin mars, et les forces pro-Ouattara, rebaptisées Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), prennent Yamoussoukro, la capitale politique du pays, le 30 mars. À partir de ce moment-là, tout va très vite : le sud du pays est conquis en quelques heures et les troupes pro-Ouattara entrent dans Abidjan, sans rencontrer de réelle résistance, et pour cause, l’armée régulière, la gendarmerie et la police font défection, abandonnent Gbagbo, et se rangent au côté d’Alassane Outtara dans les FRCI, tandis que le commandant de l’armée, le général Mangou, déserte et se réfugie avec sa famille à l’ambassade d’Afrique du Sud. Laurent Gbagbo et son épouse se retranchent à la Résidence présidentielle, protégés par un dernier carré de fidèles dont la Garde Républicaine dirigé par le Colonel Dogbo Blé Bruno . La Résidence assiégée par les forces pro-Ouattara a du mal à accéder à la Résidence malgré plusieurs tentative. Cependant, c’est l’assaut final contre le domicile qui est lancé le 11 avril avec l’appui des forces onusiennes et plus significativement de l’armée françaises sous mandat par l’application de la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU . À l’issue de cette opération, Laurent Gbagbo (accompagné de sa famille) est fait prisonnier, puis placé en état d’arrestation à l’hôtel du Golf102. Il a ensuite été transféré à Korogho dans le nord du pays, où il est assigné à résidence103 surveillée (quelques jours plus tard son épouse, qui n’a pas été autorisée à le suivre, sera placée quant à elle en résidence surveillée à Odienné, une autre localité du nord ivoirien104). Depuis, Laurent Gbagbo est incarcéré à la Haye où il attend un procès pour crimes de guerre. Le procès n’a pas encore eu lieu tant les tractations des avocats et l’instruction du dossier est délicate.

À la suite des dernières élections présidentielles du 25 octobre 2015 qui l’ont réélu pour cinq ans, le président Ouattara a procédé à un remaniement ministériel le 6 janvier 2016. L’actuel chef d’État ivoirien souhaite consolider les efforts de réconciliation nationale et rédiger une nouvelle Constitution105. Cette nouvelle Constitution, qui devrait entrainer la création d’un sénat et d’un poste de vice-président, est soumise à un référendum le 30 octobre 2016106.

Celui-ci vient de faire adopter une nouvelle constitution sur fond de boycott.

 

LA PREMIERE ECONOMIE D’AFRIQUE DE L’OUEST

Le taux de croissance de sa production intérieure brute est de 10,2 % entre 1960 et 1965 et de 7,2 % entre 1965 et 1975. Entre 1970 et 1975, alors que ceux de l’Afrique subsaharienne et des pays riches occidentaux sont respectivement de 4 % et 6 % en moyenne, le taux de croissance du PIB en Côte d’Ivoire est de 6,8 % par an140. Cette performance particulière s’explique en partie par la stabilité politique qui la caractérise, contrairement à bon nombre d’États africains. L’économie présente toutefois des symptômes révélateurs d’une faiblesse structurelle : elle est en effet caractérisée par une forte dépendance extérieure et présente des inégalités de productivité dans ses différents secteurs140,141.

La chute des cours des produits agricoles de base constitués par le café et lecacao, principaux produits d’exportation qui dominent l’économie du pays, entraîne une récession économique à la fin des années 1970142. La crise économique perdure encore au cours des années 1990, produisant des conséquences sociales néfastes. En janvier 1994, la dévaluation de 50 % du franc CFAramène un taux de croissance positif de 6 % pendant deux années consécutives, grâce notamment aux mesures d’accompagnement adoptées par la communauté financière internationale143. Les programmes d’ajustement structurels mis en place par les partenaires extérieurs que sont le Fonds monétaire international et la Banque mondiale, conduisent à l’adoption de mesures drastiques de restriction budgétaire et de redressement économique par le gouvernement, sans grand succès. Les arriérés de paiement des dettes contractées auprès de ces institutions, ainsi que les problèmes de gouvernance liés à l’exécution des projets financés par l’Union européenne, conduisent, à la fin des années 1990, à une rupture du partenariat avec lesdites institutions.

L’impact négatif de cette situation de gouvernance sur l’économie est aggravé par le coup de force militaire de décembre 1999 et l’instabilité politique qui en résulte. Le taux de croissance de l’année 2000 est négatif : -2,3 %143. Le pays va connaître une décennie de guerre civile, puis des affrontements armés et sanglants après l’élection présidentielle de 2010. Depuis 2004, la Côte d’Ivoire enregistre des taux de croissance réelle positifs (+1,6 % en 2004, +1,8 % en 2005 et 1,2 % en 2006) qui restent toutefois en dessous du taux de croissance de la population, estimé à 3,3 %. Le taux d’inflation oscille entre 1,4 % à 4,4 %. Le service de la dette réglée qui représente 10,68 % des exportations en 2000, est réduit à 5 % des exportations en 2003, 3,3 % en 2004 et 1,45 % en 2005, traduisant ainsi les difficultés de l’État à tenir ses engagements extérieurs. Ces difficultés persistent malgré la hausse du niveau des exportations, passées à 37,9 % en 2000 et à 47,8 % du PIB en 2005143.

Le nouveau président Alassane Ouattara est un économiste international reconnu. Le pays, encouragé par une nouvelle stabilité politique, peut espérer retrouver d’abord la confiance en lui-même pour mener les nombreuses réformes nécessaires puis la confiance des grandes organisations internationales et des autres pays. Parmi les points les plus urgents, la compétitivité de ses activités principales, la création d’un environnement administratif et bancaire propice aux affaires, la réhabilitation et la modernisation des infrastructures (réseau téléphonique, routes et port, énergie). Avec le redémarrage des activités, la prévision de croissance du PIB est passée de 4,5 % à 8,6 % en 2012144,145, après une baisse de 4,7 % en 2011. L’agriculture vivrière, l’élevage, l’extraction minière, l’exploitation pétrolière et la compétitivité des exportations connaissent certes une embellie, mais les performances du secteur productif sont contrariées par l’accroissement de la dette intérieure143. Cependant en juin 2012, le FMI, la Banque mondiale et le Club de Paris ont approuvé une réduction de la dette extérieure de 64,2 % soit 8,18 milliard de dollars.

Source: Wikipedia

 

 

 

 

 

 

 

REPERES ECONOMIQUES

 

  • Monnaie : 100 FCFA = 0.15 euros
    100 = 0.19 dollars
  • Produit interieur brut (PIB – en prix courants)(1)64 milliards de dollars
  • PIB/hab (en prix courants): 1424 dollars
  • Croissance du PIB: 7.97 %
  • Répartition du PIB(4)Primaire : 25 %
    Secondaire : 24 %
    Tertiaire : 51 %
  • Inflation: 1 %
  • Investissements directs étrangers entrants(4) :430 millions de dollars
  • Aide publique au développement(3) : C. millions de dollars
  • Envois de fonds des migrants(4) : 385 millions de dollars
  • Variations en volume des exportations(1) : 84 %
  • Variation en volume des importations(1)32 %
  • Variation de la balance commerciale(3) : -13.4 %
  • Balance des paiements (en pourcentage du PIB): -2.5 %
  • Balance courante (en pourcentage du PIB): -1.75 %
  • Déficit/surplus public (en pourcentage du PIB): -3.5 %
  • Dette publique (en pourcentage du PIB): 48.97 %
  • Taux de chômage (en pourcentage de la population active): N.C. %
  • Coefficient de Gini (indice): 41.5
  • Perception de la corruption (classement sur 175) : 115
  • Risque pays: C
  • Notation souveraine: Fitch : BB-
    Standard & Poor’s : N.C.
    Moodys : B1
  • Taux de pénétration du téléphone mobile: 95 %

 

Sources :
1 : FMI
2 : PNUD
3 : BAD
4 : CNUCED
5 : Transparency International
6 : Coface
7 : UIT
11 : non renseigné

 

 

 

 

REPERES HISTORIQUES

 

  • 28 avril 2016Levée des sanctions de l’ONU
  • 13 mars 2016Attentat dans la cité balnéaire de Grand Bassam revendiqué par AQMI (18 morts).
  • 25 octobre 2015Réélection d’Alassane Ouattara.
  • 20 mars 2015Condamnation de Simone Gbagbo à 20 ans de prison, pour son rôle dans la crise post-électorale de 2010-2011.
  • 23 mars 2014Transfert de Charles Blé Goudé à la CPI.
  • 6 novembre 2013Condamnation à vingt ans de prison de quatorze anciens dirigeants de la filière café-cacao pour des malversations massives commises entre 2002 et 2008
  • 17 janvier 2013Arrestation au Ghana de Charles Blé Goudé, leader des Jeunes Patriotes
  • 22 novembre 2012Mandat d’arrêt international délivré par la CPI contre Simone Gbagbo pour des crimes contre l’humanité commis lors des violences de 2010-2011.
  • 30 novembre 2011Incarcération dans la prison de la CPI, à Scheveningen (Pays-Bas), de Laurent Gbagbo, poursuivi pour crimes de sang commis pendant la crise postélectorale
  • 4 mai 2011Fin de la bataille d’Abidjan avec la prise de contrôle de Yopougon par les FRCI
  • 21 avril 2011Levée des sanctions de l’Union africaine
  • 12 avril 2011L’armée prête allégeance au président Alassane Ouattara.
  • 11 avril 2011Arrestation de Laurent et Simone Gbagbo
  • 4 avril 2011Bombardements des bastions de Laurent Gbagbo à Abidjan par l’Onuci et les forces françaises de l’opération Licorne, en vertu de la résolution 1975 de l’ONU
  • 31 mars 2011Début de la bataille d’Abidjan. Levée du blocus de l’Hôtel du Golf. Prise de contrôle de l’aéroport d’Abidjan par l’Onuci
  • 30 mars 2011Résolution 1975 de l’ONU imposant des sanctions ciblées contre Laurent Gbagbo et son entourage, et exigeant son départ immédiat. Les forces pro-Ouattara s’emparent de la capitale politique, Yamoussoukro.
  • 28 mars 2011Début de « l’offensive généralisée » des forces pro-Ouattara vers le sud du pays et Abidjan
  • 17 mars 2011Bombardement par les forces pro-Gbagbo d’un marché d’Abobo (30 morts)
  • 10 mars 2011L’Union africaine reconnaît Alassane Ouattara comme seul président de la Côte d’Ivoire.
  • 3 mars 2011Sept femmes sont tuées, dans le quartier d’Abobo, par les forces pro-Gbagbo lors d’une manifestation de femmes en faveur d’Alassane Ouattara.
  • 23 février 2011Début des combats opposant les forces pro-Gbagbo aux forces pro-Ouattara dans l’ouest du pays.
  • 22 février 2011Début des combats opposant les forces pro-Gbagbo aux forces pro-Ouattara dans plusieurs quartiers d’Abidjan, dont Abobo
  • 14 février 2011Plainte de Laurent Gbagbo contre la CEDEAO
  • 7-8 février 2011Nouveaux affrontements à Abobo
  • 22 janvier 2011Démission du gouverneur de la BCEAO, Philippe-Henry Dacoury-Tabley
  • 19 janvier 2011Résolution 1967 de l’ONU autorisant l’envoi de 2000 Casques bleus en renfort
  • 14 janvier 2011Gel des avoirs européens de Laurent Gbagbo, de 84 membres de son camp et de 11 entités économiques
  • 11-13 janvier 2011Affrontements entre les forces pro-Gbagbo et les fidèles d’Alassane Ouattara à Abobo, quartier d’Abidjan et fief d’Alassane Ouattara (11 morts)
  • 6 janvier 2011Gel des avoirs américains de Laurent et Simone Gbagbo et de trois de leurs proches
  • 31 décembre 2010Sanctions de l’Union européenne contre 59 proches de Laurent Gbagbo
  • 16 décembre 2010Blocus par les forces pro-Gbagbo de l’Hôtel du Golf, quartier général d’Alassane Ouattara
  • 9 décembre 2010L’Union africaine suspend le pays.
  • 7 décembre 2010La Cedeao reconnaît Alassane Ouattara comme seul président légitime
  • 4 décembre 2010L’Union africaine prend position pour Alassane Ouattara et avalise une médiation dirigée par Thabo Mbeki.
  • 3 décembre 2010Le Conseil constitutionnel invalide les résultats de la CEI et déclare Laurent Gbagbo vainqueur de l’élection présidentielle avec 51,45 % des voix. L’ONU valide la victoire d’Alassane Ouattara.
  • 2 décembre 2010La CEI déclare Alassane Ouattara vainqueur de l’élection présidentielle avec 54,1 % des voix.
  • 28 novembre 2010Second tour de l’élection présidentielle opposant Alassane Ouattara à Laurent Gbagbo
  • 30 septembre 2009Accord amiable entre Trafigura et le cabinet d’avocats britannique Leigh Day qui représente les 31 000 victimes des déchets toxiques du Probo Koal
  • 30 juin 2009Fin de l’opération de recensement électoral
  • 26 mai 2009Restauration de l’administration civile dans le nord du pays après la passation de pouvoir des commandants des Forces nouvelles
  • 15 septembre 2008Lancement des opérations d’identification des populations et de recensement électoral
  • 2 mai 2008Début du désarmement des rebelles
  • 24 avril 2008Signature d’un « code de bonne conduite » par les partis politiques en vue de la campagne pour l’élection présidentielle
  • 1-2 avril 2008Manifestations contre la vie chère dans plusieurs villes
  • 16 janvier 2008Arrestation et inculpation de dix personnes pour attentat et complot contre l’autorité de l’Etat
  • 30 juillet 2007Cérémonie de la « flamme de la paix » à Bouaké marquant la fin officielle de la guerre et le début du processus de désarmement.
  • 29 juin 2007Attentat à la roquette contre l’avion du Premier ministre Guillaume Soro (4 morts)
  • 16 avril 2007Démantèlement de la « zone tampon »
  • 29 mars 2007Nomination de Guillaume Soro comme Premier ministre
  • 4 mars 2007Signature de l’accord de Ouagadougou par Laurent Gbagbo et Guillaume Soro prévoyant la formation d’un nouveau gouvernement et la suppression de la « zone tampon ».
  • 1 novembre 2006Adoption par l’ONU de la résolution 1721 reconduisant d’un an Laurent Gbagbo et Charles Konan Banny, avec des pouvoirs étendus pour ce dernier
  • 19-20 août 2006Déversement de déchets toxiques provenant du navire le Probo Koala dans des décharges publiques d’Abidjan (16 morts et 31 000 victimes).
  • juillet 2006Lancement des audiences foraines
  • 28 février 2006Réunion, pour la première fois sur le sol ivoirien depuis 2002, à Yamoussoukro des principaux protagonistes de la crise : Laurent Gbagbo, Charles Konan Banny, Guillaume Soro, Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié
  • 15-19 janvier 2006Manifestations contre l’ONU dans le sud menées par des partisans du président Gbagbo qui rejettent le constat du Groupe de travail international (GTI) sur la fin du mandat des députés.
  • 28 décembre 2005Formation d’un gouvernement de transition. Le secrétaire général des FN, Guillaume Soro, est désigné n°2 du gouvernement.
  • 4 décembre 2005Nomination de Charles Konan Banny comme Premier ministre
  • 21 octobre 2005Adoption par l’ONU de la résolution 1633 préconisant une transition politique « n’excédant pas douze mois », dotée d’un Premier ministre avec « tous les pouvoirs nécessaires ».
  • 31 août 2005Fin de la médiation de l’Afrique du Sud
  • 9 juillet 2005Nouvel accord entre les FANCI et les Forces Nouvelles sur le calendrier de désarmement
  • 1-2 juin 2005Violences interethniques à Duekoue, dans l’ouest (70 morts)
  • 14 mai 2005Signature d’un accord entre l’armée et les forces rebelles sur le calendrier du désarmement des milices et la mise en place d’une armée « refondée et restaurée »
  • 6 avril 2005Signature à Pretoria (Afrique du Sud) d’un accord qui complète ceux de Linas-Marcoussis et dans lequel les protagonistes de la crise s’engagent à la cessation immédiate des hostilités.
  • 15 novembre 2004Adoption par l’ONU de la résolution 1572 instaurant l’embargo des armes sur la Côte d’Ivoire.
  • 10-18 novembre 2004Fuyant les exactions anti-françaises, 8 332 ressortissants, sur un total de 13 000, sont rapatriés en France.
  • 6 novembre 2004Raid aérien de l’armée ivoirienne contre un cantonnement du GTIA français à Bouaké (9 militaires français tués et 31 blessés). En représailles, l’armée française détruit tous les aéronefs ivoiriens. Suivent des pillages et manifestations anti-françaises à Abidjan.
  • 4 novembre 2004Les Forces armées nationales de Côte d’Ivoire (FANCI) bombardent Bouaké et les positions des rebelles.
  • 2 août 2004Découverte par l’ONUCI d’un charnier de 99 cadavres à Korhogo, au nord du pays, dans une zone contrôlée par la rébellion
  • 30 juillet 2004Sommet d’une dizaine de chefs d’Etat africains, sous la présidence de Kofi Annan, à Accra (Ghana) – dit Accra III – dictant un échéancier pour une solution à la crise ivoirienne, sous peine de sanctions de l’ONU
  • 25 mars 2004Répression violente d’une grande marche pacifique organisée par l’opposition à Abidjan pour protester contre le blocage des accords de Linas-Marcoussis (120 morts).
  • 27 février 2004Adoption par l’ONU de la résolution 1528 qui autorise le déploiement de l’opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI).
  • 11-12 décembre 2003Tentative de prise de contrôle de la radio et télévision nationale par des groupes armés (19 morts)
  • 25 août 2003Une tentative de coup d’Etat d’Ibrahim Coulibaly, du MPCI, est déjouée; par les services secrets français.
  • 4 juillet 2003Proclamation de la fin officielle de la guerre civile entre l’armée gouvernementale et les Forces Nouvelles
  • 13 mai 2003Adoption par l’ONU de la résolution 1479 créant la mission des Nations Unies en Côte d’Ivoire (MINUCI)
  • 3 mai 2003Signature d’un accord de cessez-le-feu entre les forces gouvernementales et les rebelles. Mise en place de la zone de confiance conformément aux accords de Linas-Marcoussis
  • 27 février 2003Rapport d’Amnesty International accusant le MPCI du massacre à Bouaké de soixante gendarmes et de leurs enfants le 6 octobre 2002.
  • 4 février 2003Manifestations anti-françaises à Abidjan hostiles aux accords de Linas-Marcoussis. Adoption de la résolution 1464 par l’ONU qui autorise le déploiement de forces appartenant à la France et à la CEDEAO.
  • 24 janvier 2003Signature des accords de Linas-Marcoussis (France) qui prévoient le maintien au pouvoir du président Laurent Gbagbo et un gouvernement de réconciliation national ouvert aux mouvements rebelles réunis au sein du mouvement des Forces Nouvelles (FN).
  • 5 décembre 2002Découverte par l’armée française d’un charnier de 120 cadavres à Monoko-Zohi, dans l’ouest
  • 30 octobre 2002Début des négociations directes entre le gouvernement et la rébellion
  • 17 octobre 2002Signature d’un accord de cessez-le-feu avec le Mouvement patriotique de Côte d’Ivoire (MPCI) de Guillaume Soro
  • 22 septembre 2002Lancement de l’opération Licorne pour assurer la sécurité des ressortissants étrangers.
  • 19 septembre 2002Tentative de coup d’Etat à Abidjan. Affrontements entre le pouvoir et les Forces Nouvelles (FN). Les villes de Bouaké et de Korhogo, respectivement dans le centre et le nord du pays, tombent entre les mains des rebelles. Assassinat du général Robert Gueï.
  • 5 août 2002Formation d’un gouvernement réunissant toutes les forces politiques du pays, dont le Rassemblement des républicains (RDR) d’Alassane Ouattara.
  • 9 octobre – 18 décembre 2001Un Forum de réconciliation nationale réunissant tous les responsables politiques reconnaît la nationalité ivoirienne d’Alassane Ouattara ainsi que la légitimité du gouvernement de Laurent Gbagbo.
  • 4-10 décembre 2000Laurent Gbagbo décrète l’état d’urgence et impose un couvre-feu.
  • 25-26 octobre 2000Affrontements entre les partisans de Laurent Gbagbo et ceux d’Alassane Ouattara
  • 24 octobre 2000Le général Robert Gueï se déclare vainqueur de l’élection présidentielle.
  • 22 octobre 2000Victoire de Laurent Gbagbo à l’élection présidentielle
  • 23 juillet 2000Adoption d’une nouvelle Constitution et d’un nouveau Code électoral
  • 30 janvier 2000Crash d’un Airbus A310 de Kenya Airways dans l’Atlantique peu après le décollage d’Abidjan (169 morts)
  • 24 décembre 1999Coup d’Etat du général Robert Gueï
  • 8 août 1997Remaniement de la Constitution et du Code électoral
  • mai 1997Des troubles universitaires font suite aux manifestations menées par la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI).
  • 22 octobre 1995Victoire d’Henri Konan Bédié à l’élection présidentielle
  • 8 décembre 1994Adoption d’un nouveau Code électoral qui impose aux candidats aux élections présidentielles de prouver leur ascendance et leur nationalité ivoiriennes.
  • 12 janvier 1994Dévaluation du franc CFA
  • 7 décembre 1993Décès du président Félix Houphouët-Boigny. Le président de l’Assemblée nationale, Henri Konan Bédié, achève le mandat présidentiel.
  • 18 février 1992Arrestation de Laurent Gbagbo à la suite d’importantes manifestations étudiantes
  • novembre 1990Création du poste de Premier ministre
  • 28 octobre 1990Victoire de Félix Houphouët-Boigny lors des premières élections présidentielles pluralistes (7ème mandat)
  • 10 septembre 1990Le pape Jean-Paul II consacre la basilique de Yamoussoukro.
  • 5 mai 1989Instauration du multipartisme
  • 19-20 novembre 1988Congrès constitutif du Front populaire ivoirien (FPI)
  • 12 septembre 1988Retour au pays de Laurent Gbagbo après six ans d’exil en France
  • 27 octobre 1985Victoire de Félix Houphouët-Boigny à l’élection présidentielle (6ème mandat)
  • 10 août 1985Visite du pape Jean-Paul II
  • 21 mars 1983Yamoussoukro devient la capitale politique et administrative du pays.
  • 28 mars 1982Laurent Gbagbo, leader de la contestation, s’exile en France.
  • 9 février 1982Manisfestations étudiantes. Fermeture de l’Université et des grandes écoles
  • 12 octobre 1980Victoire de Félix Houphouët-Boigny à l’élection présidentielle (5ème mandat)
  • 10-12 mai 1980Visite du pape Jean-Paul II
  • 16 novembre 1975Victoire de Félix Houphouët-Boigny à l’élection présidentielle (4ème mandat)
  • 29 novembre 1970Victoire de Félix Houphouët-Boigny à l’élection présidentielle (3ème mandat)
  • octobre 1970Répression d’un soulèvement de l’ethnie Bété, dans la région de Gagnoa, contre la domination économique exercée par les Baoulés, peuple auquel appartient Félix Houphouët-Boigny.
  • 7 novembre 1965Réélection de Félix Houphouët-Boigny
  • octobre 1964Abolition de la polygamie
  • 27 novembre 1960Victoire de Félix Houphouët-Boigny à l’élection présidentielle
  • 7 août 1960Proclamation de l’indépendance

Source : JA économie

 

 

 

6 Comments

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