SENEGAL

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La République du Sénégal, est limitée par l’océan Atlantique à l’ouest, la Mauritanie au nord, le Mali à l’est et la Guinée et la Guinée-Bissau au sud. Le pays doit son nom au fleuve qui le borde à l’est et au nord et qui prend sa source dans le Fouta Djallon en Guinée. Le climat est tropical et sec avec deux saisons : la saison sèche et la saison des pluies.

Le climat est de type désertique dans le Nord, et de type tropical dans le Sud, avec une saison des pluies variable, entre  juin et octobre et  une saison sèche de novembre à juin assujettis à des alizés continentaux, les températures variant alors de entre 22 °C et 30 °C, mais plus chaudes à l’intérieur des terres.

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L’histoire du Sénégalaise confond avec celle des plusieurs royaumes du  Djolof du cayor, du Sine et du Saloum, après qu’une partie du pays avait été longtemps sous la coupe succcessivement des empires du Ghana, du Mali et de Songhaï. Au XVIème siècle, le pays est sous domination coloniale –elle débuta dès ladécouverte des terres par les navigateurs en 1442 et 1456 . Différents pays européens ( Français, Anglais, Portugais, Hollandais) s’établissent le long de la côte. C’est l’époque de pointe du commerce triangulaire, et la France y prend le dessus sur les autres puissances coloniales. Elle créé les quatre communes françaises de  Saint-LouisGoréeDakar et Rufisque avec un statut de communes françaises. Pour mieux asseoir l’exploitation des ressources de l’arrière pays, à l’heure de la révolution industrielle, la France entame la construction nde la ligne de  un chemin de fer. Elle entrera en conflit avec Lat Dior, le Damel du Cayor à cheval entre l’hinteland et les gares desservant la commerce de l’arachide, principale culture de rente.. C’est ainsi que le Cayor sera érigé en  protectorat en 1886, « un an après la fin de la conférence de Berlin ». Dès 1885 donc, la colonisation de l’Afrique de l’Ouest est en voie. Saint Louis, puis Dakar  seront successivement capitale de l’Afrique-Occidentale française créée en 1895. Dakar devient ensuite la capitale de la république sénégalaise A l’indépendance en 1960, c’est Dakar qui est choisie comme capitale de la République du Sénégal, regroupant d’anciens citoyens français des ) et des populations « Indigènes ».

Membre de l’Organisation des Nations-Unies (ONU), le  pays a intégré les principales instances de la communauté internationale et fait partie de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), de l’Union africaine (UA), de la Communauté des États sahélo-sahariens (CES) et de l’Organisation Internationale de la Francophonie.

L’islam est introduit au Sénégal pour la première fois entre le viiie siècle et le ixe siècle par des commerçants arabo-berbères qui ont converti les peuples Toucouleurs, futurs  propagateurs dont le marabout Elhadji Oumar Foutiyou Tall est le plus connu  en tant que premier  khalife de la Tijaniya au Sénégal et en Afrique de l’Ouest.  Au xie siècle, ce sont  les Almoravides qui ont tenté l’islamisation par la guerre sainte entrainant la migration des Sérères vers le Sine-Saloum. Ceux-ci sont les voisins des Wolofs, des Peuls et des Mandingues, tous originaires du  royaume du Tekrour. Malgré les résistance, l’islam gagne l’empire du Djolof très tôt, même s’il faut attendre le XIXème siècle  pour qu’il gagne l’ensemble du pays, grâce aux marabouts chefs des confréries, El Hadji Malick Sy pour la tidjaniya et le Cheikh Amadou Bamba, fondateur de la confrérie des mourides.. Ceux-ci sont de véritables résistants à l’oppression  et à l’aliénation culturelle. Mais si le pays est majoritairement musulmane (environ 68 à 74%,  ) la religion catholique s’était assez tôt implanté  avec l’arrivée des missionnaires européens depuis le xixe siècle, sur les pas des colons. Elle est plus prégnante en au Sine et en Casamance. Ont également voix au chapitre , les rites animistes (3%) et les athées qui eux font 4 à 6  %.

INDEPENDANCE. En avril 1959, la République soudanaise (actuel Mali) et le Sénégal fusionnent pour former la Fédération du Mali, qui devient complètement indépendante le 20 juin 1960. Mais le 20 août 1960, le Sénégal se retire de la fédération du Mali et proclame son indépendance. Lle Président du ConseilMamadou Dia est chef du gouvernement  dans un système parlementaire bicéphale, mais il entre peu à peu en conflit avec le Président de la République, Léopold Sédar Senghor  qui finit par le faire arrêter sous l’accusation de « tentative de coup d’État ».  Celui-ci prend le contrôle total du parti unique l’Union Progressiste sénégalaise (UPS), futur Parti socialiste du Sénégal (PS), Quant à Mamadou Dia, il est condamné avec quatre autres ministres à 20 ans d’emprisonnement au centre spécial de détention de Kédougou. Senghor décide de les gracier en mars 1974  et ils sont amnistiés en avril 1976. Le régime présidentiel fort mis en place le 7 mars 1963, au lendemain de l’arrestation de Dia, revient au multipartisme en  1976, à la suite de l’amnistie et au multipartisme intégrale en 1981, toujours  à l’avènement du Président Abdou Diouf, dauphin et successeur de Senghor, à la faveur de l’article 35 contesté dès lors par leprincipal opposant, le futur président Abdoulaye Wade. Le fondateur du Parti démocratique sénégalais(PDS), un ancine de l’UPS et du PS devra attendre 27 ans avant de remporter les élections en 2012. Il s’incline lui-même en 2012, devant un ancien membre de son propre parti, l’actuel président Macky Sall, leader de l’Alliance pour la République (APR), à la tête  de la Coalition Benoo Bokk Yakaar (BBY)  regroupent une frange des libéraux du PDS et la quasi-totalité des anciens du PS.

Le Sénégal et son enclave, la république de Gambie  vont vivre une union éphémère, la Confédération de Sénégambie, qui survit  de 1982 à 1989 quand elle est dissoute. Aujourd’hui, les tensions socio-économiques ne manquent pas, et le voisin du sud est devenu enrte temps la république islamique de Gambie. Alors qu’une tentative irrédentiste larvée persiste depuis 1982, avec la rébellion du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC), en dépit de plusieurs accords de paix qui résistent difficilement à la présnec de groupuscules aux ramifications nébuleuses  dans cette région sud coupée du reste du pays par l’enclave Gambienne. Une situation agggravée par l’instabilité politique en Guinée-Bissau et la situation tendue en Guinée.

Ce nonobstant, « le Sénégal est l’un des pays les plus stables d’Afrique car il n’y a jamais eu de coup d’État, et le « modèle sénégalais »11 était souvent mis en avant dans le passé, même si Amnesty International dénonce encore quelques arrestations à caractère politique », peut-on lire sur le net.

La Constitution du Sénégal date de 1959 a connu plusieurs révisions, notamment en 1963 (régime présidentiel sans Premier ministre, puis en 2001 (retour au mandat présidentiel à cinq ans, puis suppression du  Sénat. Le Sénat est rétabli en 2007 avant d’être de nouveau supprimé par l’actuel président Macky Sall dès son accession à lamagistratire suprême en 2012.  Celui-ci a également organisé un référendum constitutionnel le 20 mars 2016 pour fixer définitivement  le mandat présidentiel à 5 ans, dans une série de 15 mesures de réforme constitutionnelle. L’Assemblée nationale qui compte 150 députés va bientôt accueillir ses premiers représentants des émigrés (10) issus de sa diaspora dispersée. Elle est dominé par la coalition présidentielle Bennoo Bokk Yakar, alors que  le  Président Moustapha Niasse est le leader de l’Alliance des forces de progrès (Afp) après sa défection du PS en 1998.

Le processus de la décentralisation se poursuit depuis  la loi de 1964, celle de 1972 (création des communautés rurales), celle de 1996 (créant les régions) et qui entre  en application en janvier 1997, est complétée en décembre 2013  par la communalisation intégrale fixant ainsi les  deux ordres : Communes et départements (à la place des régions). Le référendum du 20 mars 2016 a également créé le haut Conseil des collectivités locales, un organe  consultatif de 150 membres dont 80 élus au suffrage indirect ‘des conseillers municipaux et départementaux)  et 70 nommés par le Président de la République.

La Constitution garde toujours le français comme langue officielle à côté de six langues nationales principales (sur 21à 27 reconnues) : le wolof,  le sérère, le peul, le mandingue, le soninké et le diola.

Le Sénégal compte six parcs nationaux : le Parc national du Niokolo-Koba dans l’Est du pays ; le Parc national des oiseaux du Djoudj ; le Parc national de la Langue de Barbarie dans la région de Saint-Louis ; le Parc national des îles de la Madeleine au large de Dakar ; le Parc national du de lta du Saloum au centre, ainsi que le Parc national de la Basse-Casamance au sud.  Il y a également des réserves naturelles de plus petite taille : le Parc forestier et zoologique de Hann à Dakar, la Réserve de Guembeul, la Réserve de Bandia, la Réserve naturelle de Popenguine ou l’Aire marine protégée de Bamboung.

Pour une population de 13 709 845 fin 2015principalement établis sur la façade atlantique et de plus en plus urbanisée, la diversité ethnique relative: Wolofs (46,3 %), Peuls (21,8 %),Sérères (14,7 %), Diolas (3,7 %), Malinkés (3,0 %), Soninkés (2,1 %), Manjaques (2 %),etc. Avec quelques naturalisés et des étrangers :   LibanaisMarocains, les Européens et Chinois. Le pays compte aussi près d’un million d’immigrés Guinéens. Ainsi que près de 3 millions de Sénégalais émigrés, principalement en Europe, aux États-Unis, au  Canada, et plus récemment en Asie.

Membre de la zone CFA (arrimé à l’Euro sur une parité  fixe de 1E pour 655, 965 FCFA), le Sénégal est la quatrième économie de la Communauté économique d’Afrique de l’Ouest (Cedeao), après le Nigeria, la Côte d’Ivoire et le Ghana et la deuxième de l’Union économique et monétaire (UEMOA)

REPERES

  • Monnaie  FCFA/ Parité :100 = 0.15 euros/100 = 0.19 dollars
  • Produit interieur brut (PIB – en prix courants) 14.57 milliards de dollars
  • PIB/hab (en prix courants) 945 dollars
  • Croissance du PIB 6.64 %
  • Répartition du PIB Primaire : 17 %/ Secondaire : 24 %/ Tertiaire : 59 %
  • Inflation : 1.16 %
  • Envois de fonds des migrants : 800 milliards FCFA en 2015
  • Variation de la balance commerciale : 4 %
  • Risque pays : B
  • Notation souveraine : Pas de  Standard & Poor’s : B+/ Moodys : B1
  • Taux de pénétration du téléphone mobile : 92 %

Sources : JA. com

REPERES

  • 19 septembre 2012Le parlement vote la suppression du Sénat et de la vice-présidence.
  • 25 mars 2012 Victoire de Macky Sall à l’élection présidentielle
  • 22-23 juin 2011Manifestations et émeutes contre le projet de loi du président Abdoulaye Wade instituant « le ticket du président et du vice-président de la République » et le « quart bloquant »,
  • 3 avril 2010Inauguration du Monument de la Renaissance africaine à Dakar
  • 1 décembre 2008Fondation d’un parti politique, l’Alliance pour la république Yaakaar, par Macky Sall
  • 28 juillet 2008Amendement de la Constitution sur le mandat présidentiel
  • 2 juin 2008Lancement des assises nationales par les partis d’opposition, les syndicats et  la société civile
  • 8 avril 2008Amendement de la Constitution permettant de juger l’ex-dictateur Hissène Habré
  • 13-14 mars 200811ème sommet de l’Organisation de la Conférence islamique (OCI) à Dakar
  • 3 juin 2007Elections législatives boycottées par les principaux partis de l’opposition
  • 25 février 2007Réélection d’Abdoulaye Wade
  • 13 janvier 2007Décès de l’abbé Diamacoune Senghor, leader du MFDC
  • 23 juillet 2005Arrestation de l’ancien Premier ministre Idrissa Seck, accusé de malversations financières. Il passera sept mois en préventive.
  • 30 décembre 2004Signature d’un accord général de paix en Casamance
  • 10 décembre 2004Abolition de la peine de mort
  • 26 septembre 2002Naufrage du Joola qui effectuait la liaison Ziguinchor-Dakar (1863 morts)
  • 22 janvier 2001Modification de la Constitution par référendum : le mandat présidentiel est réduit de 7 à 5 ans et le Sénat est supprimé.
  • 19 mars 2000Victoire d’Abdoulaye Wade à l’élection présidentielle
  • 1 février 1996 Lois sur la régionalisation et le transfert de compétences vers les collectivités territoriales
  • 12 janvier 1994Dévaluation du franc CFA
  • 21 février 1993Victoire d’Abdou Diouf à l’élection présidentielle (3ème mandat)
  • 31 mai 1991Signature d’un premier cessez-le-feu en Casamance
  • 30 septembre 1989Dissolution de la Confédération de Sénégambie
  • 9 avril 1989Des incidents frontaliers avec la Mauritanie dègénèrent et provoquent des affrontement dans les deux pays.
  • 28 février 1988Réélection d’Abdou Diouf
  • 27 février 1983Victoire d’Abdou Diouf à l’élection présidentielle
  • mars 1982Création d’un mouvement séparatiste en Casamance, le Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (MFDC)
  • 12 décembre 1981Création de la Confédération de Sénégambie
  • janvier 1981Légalisation du Rassemblement national démocratique (RND) de Cheikh Anta Diop et du Mouvement démocratique et populaire de Mamadou Dia
  • 31 décembre 1980Démission du président Léopold Sédar Senghor. Abdou Diouf lui succède.
  • 28 février 1978Victoire de Léopold Sédar Senghor à l’élection présidentielle (4ème mandat)
  • 3 février 1976 Cheikh Anta Diop fonde le Rassemblement national démocratique (RND), qui reste d’abord clandestin.
  • janvier 1976Instauration d’un régime tripartite avec le Parti socialiste (PS, ancien UPS), le Parti démocratique sénégalais (PDS) et le Parti africain de l’Indépendance (PAI)
  • 31 juillet 1974Fondation du Parti démocratique sénégalais (PDS), présidé par Abdoulaye Wade
  • février 1974Le Sénégal s’engage sur la voie de la démocratie et du multipartisme. Amnistie de prisonniers politiques, dont Mamadou Dia.
  • 28 janvier 1973Victoire de Léopold Sédar Senghor à l’élection présidentielle (3ème mandat)
  • avril 1972Réforme territoriale et création des communautés rurales
  • 26 février 1970Adoption par référendum de la troisième Constitution qui crée un poste de Premier ministre, confié à Abdou Diouf
  • avril – juin 1969Nouvelles grèves des étudiants et des travailleurs
  • 7 mai – 10 juin 1968Mouvements lycéens et étudiants, suivis par les syndicats.
  • 25 février 1968Réélection de Léopold Sédar Senghor
  • 14 juin 1966Fusion de l’Union progressiste sénégalaise (UPS) avec le Parti du rassemblement africain (PRA)
  • 1-24 avril 1966Premier Festival mondial des arts nègres à Dakar
  • 13 octobre 1964Interdiction du FNS
  • 7 mars 1963Adoption par référendum d’une nouvelle Constitution qui instaure un régime présidentiel
  • décembre 1962Tentative de coup d’Etat du Premier ministre Mamadou Dia. Dia sera emprisonné jusqu’en 1974.
  • 5 septembre 1960Léopold Sédar Senghor est élu président de la République.
  • 20 août 1960Démembrement de la Fédération du Mali. Le Sénégal et le Mali déclarent leur indépendance.
  • 20 juin 1960Indépendance de la Fédération du Mali
  • 4 avril 1960Signature de l’accord d’indépendance du Sénégal et du Soudan français au sein de la Fédération du Mali
  • 17 janvier 1959Création de la Fédération du Mali qui regroupe le Sénégal et le Soudan français (Mali actuel)

Sources : Wiikipedia.org, Jeune Afrique.com, autres (tel que spécifié)

2 Comments

  • test 16 mai 2017 13 h 05 min

    Appreciate the recommendation. Will try it out.

    • Fara Sambe 16 septembre 2017 12 h 48 min

      thanks

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